Le Bernabéu, au soir du 26 octobre, n’a pas seulement vu le Real Madrid vaincre Barcelone 2-1. C’est le moment où Xabi Alonso a accédé au trône tactique du football européen – où l’autorité ne vient pas de la gloire, mais du courage, de l’intelligence et d’une discipline de fer.
Après 13 matchs, le Real en a remporté 12. Mais le Clasico a marqué un tournant : Xabi Alonso n’était plus le « successeur » d’Ancelotti, il était devenu celui qui avait redéfini le Real Madrid.
Du chaos à l’ordre
Il n’y a pas si longtemps, le Real Madrid était désorienté. Les échecs de Hansi Flick ont semé le scepticisme à Madrid : l’« ADN royal » s’était-il estompé ? Mais en quelques mois seulement, Xabi Alonso a ramené l’équipe à la vie, non pas par des mots, mais par l’ordre.
Il a remodelé le Real comme une machine sophistiquée. Chaque joueur était un rouage, tournant selon un rythme précisément calculé. Bellingham, une fois perdu, en devenait le moteur central. Camavinga, de milieu de terrain récupérateur de ballons à « faux ailier » créatif. Interventions audacieuses en milieu de match, ajustements structurels instantanés : tout cela confirmait un esprit tactique exceptionnel.
Moins bruyant que Klopp, moins flamboyant que Pep, Xabi a choisi le calme. Mais dans ce calme se trouvait la flamme brûlante d’un homme qui comprenait : le Real Madrid n’avait pas besoin de promesses, il devait maîtriser son destin.
Gagner en pressant, pas par le ballon
Le Real n’a eu que 31,5 % de possession de balle, mais a étouffé le Barça. Xabi Alonso a fait ce que peu d’entraîneurs osent faire : laisser le ballon à l’adversaire, puis le tuer en ne lui laissant pas d’espace.
Les chiffres sont éloquents : le ballon a été récupéré 70,2 fois par match, la pression était 28,7 fois plus élevée dans la moitié de terrain adverse, et à chaque perte de balle, le Real n’a eu besoin que de 32 secondes pour le récupérer.
Barça pensait jouer au football, mais en réalité, on le menait dans le labyrinthe tactique d’Alonso.
L’autorité sans cris
À la 71e minute, Vinicius Jr. fut remplacé et s’engagea furieusement dans le tunnel. Tout le Bernabéu était en émoi. Mais Xabi Alonso resta immobile, le regard froid comme l’acier. Ni réprimande, ni réaction, juste le regard de celui qui avait pris le contrôle total.
Après le match, il dit doucement : « On se parlera au moment opportun.» Une seule phrase suffisait à faire taire toute la salle de presse.
Telle est l’autorité de Xabi Alonso : pas besoin d’imposer, mais de soumettre les autres.
La dynastie Alonso
Mbappé – 16 buts en 13 matchs – n’est pas seulement une étoile montante, c’est aussi l’ambassadeur d’une nouvelle philosophie : le partage du pouvoir, le respect du collectif. Bellingham, Güler, Tchouameni… tous deviennent plus excellents parce qu’ils sont placés au bon poste, au bon rôle.
Au Real d’Alonso, personne n’est plus grand que le système, mais chacun se sent important.
El Clasico – une soirée de sacre silencieuse
Au coup de sifflet final, le Bernabéu a explosé. Mais Xabi Alonso s’est contenté d’un léger hochement de tête. Ni célébration, ni acclamations. Il sait que le silence d’un vainqueur a toujours plus de poids que toute ostentation.
El Clasico 2025 n’est pas seulement une victoire 2-1. C’est une déclaration : le Real Madrid a retrouvé son âme, et Xabi Alonso est celui qui va réécrire cette légende.
Une dynastie est en train de naître. Et l’homme qui a redéfini l’autorité – nul autre que Xabi Alonso.