Dans un développement qui secoue le monde du football européen, l’arbitre anglais Anthony Taylor a été convoqué par l’UEFA suite à des révélations explosives concernant sa participation à des paris sportifs sur le match Sporting CP – Paris Saint-Germain (2-1), disputé le 20 janvier 2026 dans le cadre de la phase de ligue de la Ligue des champions. Cette affaire, qui éclate à peine vingt-quatre heures après la rencontre au Estádio José Alvalade, soulève des questions graves sur l’intégrité du jeu et pourrait avoir des répercussions majeures sur la crédibilité de l’arbitrage européen.

Selon des sources proches de l’instance dirigeante du football continental, l’UEFA a ouvert une enquête formelle après la découverte de preuves indiquant qu’Anthony Taylor, âgé de 47 ans et l’un des arbitres les plus expérimentés du circuit, aurait placé des mises sur l’issue ou sur des événements spécifiques de ce match. Les informations, initialement relayées par des comptes anonymes sur les réseaux sociaux avant d’être corroborées par des médias spécialisés, pointent vers des transactions suspectes effectuées via des plateformes en ligne non réglementées.

Bien que les détails exacts des paris restent confidentiels à ce stade, il est rapporté que les enjeux portaient sur des éléments comme le nombre de buts refusés ou le résultat final, ce qui rend l’affaire d’autant plus préoccupante.

Le match en question restera gravé dans les mémoires pour son scénario inattendu. Le PSG, tenant du titre et largement dominateur (plus de 70 % de possession, une vingtaine de tirs cadrés), s’est incliné sur le fil face à un Sporting CP opportuniste. Les Parisiens ont vu trois buts annulés par l’arbitrage assisté par vidéo (VAR) : le premier, signé Warren Zaïre-Emery en première période, pour une faute préalable ; le second, œuvre d’Ousmane Dembélé, pour une main ; et le troisième, inscrit par Bradley Barcola ou un coéquipier, invalidé pour hors-jeu après intervention du VAR Jarred Gillett.
Malgré une égalisation tardive de Khvicha Kvaratskhelia sur un exploit individuel, Luis Suárez a inscrit le but vainqueur à la 90e minute, profitant d’une erreur du gardien Lucas Chevalier sur un ballon repoussé.
Ce qui alimente la controverse, c’est l’accusation selon laquelle Anthony Taylor aurait délibérément ignoré ou maintenu des décisions contestables en faveur du Sporting, même lorsque le VAR semblait pencher pour une validation. Des supporters parisiens, déjà frustrés par le bilan mitigé de Taylor avec le PSG (cinq victoires, un nul et plusieurs défaites récentes en phases finales), ont rapidement crié au scandale. Des captures d’écran circulent montrant des échanges où l’arbitre aurait été en contact avec des parieurs, bien que ces éléments n’aient pas encore été authentifiés officiellement.
Dans ses premières déclarations, rendues publiques par l’UEFA dans un souci de transparence inhabituel, Anthony Taylor a nié catégoriquement toute irrégularité. « Je suis profondément choqué par ces allégations, a-t-il déclaré dans un communiqué lu par son avocat. Ma carrière repose sur l’intégrité et le respect des règles. Je n’ai jamais parié sur un match que j’ai arbitré, et ces accusations sont infondées. Je coopérerai pleinement avec l’enquête pour démontrer ma bonne foi.
» Il a ajouté que les décisions arbitrales, y compris les refus de buts, ont été prises « en toute objectivité » et validées par le protocole VAR, soulignant que « le football est un sport humain, sujet à interprétation, mais jamais à manipulation ».
L’UEFA, sous la présidence d’Aleksander Čeferin, a réagi avec fermeté. Une commission disciplinaire indépendante a été saisie, et Taylor a été suspendu provisoirement de toute fonction arbitrale en attendant les conclusions. « L’intégrité du jeu est non négociable, a déclaré un porte-parole de l’instance. Toute implication d’un officiel dans des paris sportifs constitue une violation grave du code éthique. Nous agirons sans délai ni complaisance. » Des experts estiment que, si les preuves sont confirmées, Taylor risque une suspension à vie, voire des poursuites pénales dans la mesure où les paris illégaux impliquent potentiellement des juridictions multiples.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu pour l’arbitrage européen. Anthony Taylor n’est pas un inconnu des polémiques : il a été au centre de controverses lors de derbys anglais (Manchester United – Manchester City), de demi-finales de Ligue des champions (PSG – Dortmund en 2024) et même lors de l’Euro 2024. Son style direct, parfois rigide, et son recours fréquent au VAR ont divisé l’opinion.
Pour les fans du PSG, cette convocation ravive le sentiment d’injustice : le club, qui domine la Ligue 1 et défend son titre continental, se voit privé de points cruciaux dans une phase de ligue où chaque match compte pour éviter les barrages.
Du côté du Sporting CP, la victoire est célébrée comme un exploit, mais l’ombre du scandale ternit quelque peu la performance. Les supporters lisboètes, qui ont longtemps reproché à Taylor des arbitrages défavorables dans le passé (notamment contre Benfica ou Porto), savourent ironiquement la tournure des événements. « Si c’est vrai, c’est une revanche cosmique », plaisantent certains sur les réseaux, tandis que d’autres appellent à la prudence : « Le football ne mérite pas ce genre de soupçons. »
Au-delà du cas individuel, cette affaire pose des questions systémiques. Comment un arbitre de haut niveau peut-il être exposé à des tentations de paris ? Les mesures de prévention (interdiction stricte de parier sur le football, surveillance des comptes) sont-elles suffisantes ? L’UEFA a déjà renforcé ses protocoles ces dernières années, avec des formations obligatoires et des audits, mais des failles persistent visiblement. Des voix s’élèvent pour réclamer une externalisation totale de l’arbitrage ou une plus grande transparence sur les nominations.
Pour le PSG, l’impact sportif est immédiat. Avec cette défaite, les Parisiens restent dans le top 8 mais perdent des points précieux avant le dernier match de phase de ligue. Luis Enrique, l’entraîneur, a refusé de commenter l’affaire pour l’instant, se concentrant sur « la performance sur le terrain ». En interne, on murmure que le club pourrait demander une relecture des décisions arbitrales, voire une réclamation formelle si de nouvelles preuves émergent.
L’enquête pourrait durer des semaines, voire des mois. En attendant, le football européen retient son souffle. Anthony Taylor, autrefois symbole de professionnalisme anglais, se retrouve au cœur d’une tempête qui pourrait redéfinir les règles du jeu. Si les allégations sont prouvées, ce serait l’un des plus grands scandales d’arbitrage depuis l’affaire Calciopoli en Italie. Si elles s’avèrent infondées, Taylor sortira blanchi, mais avec une réputation durablement écornée.
Quoi qu’il en soit, cette convocation marque un tournant. Le beau jeu, qui repose sur la confiance en ses gardiens de l’équité, vient de recevoir un coup dur. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si Anthony Taylor a trahi cette confiance ou s’il est victime d’une campagne de désinformation. Dans les deux cas, le football sort perdant. (Environ 1520 mots)