C’est une réponse attendue, pesée, mais lourde de sens.
Depuis l’annonce de la signature de Joan García, jeune gardien espagnol promis à un grand avenir, beaucoup se demandaient comment Iñaki Peña allait réagir. Le portier formé à la Masia, fidèle doublure de Ter Stegen, vient enfin de sortir du silence.

Interrogé sur ce transfert surprise, Peña a tenu un discours à la fois calme et digne, loin de toute polémique :

« Me suis-je senti trahi ? Non. J’ai un contrat, je l’ai prolongé, et le club m’a toujours dit qu’il voulait me garder. Leur idée, dès le départ, était de me renouveler et de me prêter. Ils n’ont jamais voulu me perdre. »
Des mots pleins de retenue… mais qui laissent entrevoir une certaine amertume discrète. Car si Peña comprend la logique sportive du club, il ne cache pas qu’il aurait préféré que tout cela soit « réglé plus tôt ».
Entre les lignes, c’est tout un dilemme de carrière qui s’exprime : rester loyal à un club qui forme, mais ne promet pas forcément du temps de jeu.
Le Barça, de son côté, continue d’assurer qu’Iñaki Peña fait partie des plans à long terme, même si Joan García représente déjà une concurrence directe pour le poste de numéro deux, voire de futur titulaire si Ter Stegen devait s’éloigner.
Cette situation révèle une fois de plus la pression silencieuse vécue par les gardiens remplaçants au Barça : coincés entre reconnaissance, patience… et incertitude.
👉 Loyauté ou sacrifice ?
Iñaki Peña choisit la classe et la fidélité, mais dans un vestiaire où tout évolue vite, personne ne peut garantir que cette loyauté ne se retournera pas un jour contre lui.
