La victoire du Real Madrid face au FC Barcelone (2-1) semblait devoir ramener la sérénité à Madrid… mais l’après-Clasico a viré à la tempête. En cause : le comportement explosif de Vinicius Junior, furieux d’avoir été remplacé en seconde période par Xabi Alonso, et surtout sa déclaration d’excuses sélective qui a mis le feu aux bureaux de Valdebebas.

Tout a commencé dans la nuit du 29 octobre. Vinicius a publié un communiqué pour “s’excuser auprès de ses coéquipiers, des supporters et du président Florentino Pérez” après son geste d’humeur lors du Clasico. Mais un détail n’a échappé à personne : pas un mot pour l’entraîneur Xabi Alonso, ni pour le staff technique.

Selon le journaliste madrilène Mario Cortegana, cette omission n’est pas accidentelle. Vinicius aurait délibérément exclu le nom d’Alonso de son message, estimant que le coach ne lui avait pas témoigné de soutien émotionnel depuis l’incident. “Vinicius a voulu faire passer un message clair : il n’a pas oublié la manière dont il a été ignoré”, rapporte Cortegana.

Cette attitude a provoqué la colère immédiate de la direction du Real Madrid. Plusieurs cadres du club, jusque-là favorables à un apaisement, auraient exprimé leur indignation. “C’est une provocation inutile, surtout après la main tendue d’Alonso”, aurait confié une source interne.
De son côté, Xabi Alonso garde le silence. Le technicien basque n’a pas réagi publiquement, mais selon Marca, il aurait décidé de “laisser parler les actes” lors du prochain match contre Valence, prévu samedi. Une mise sur le banc de Vinicius n’est donc pas à exclure, une décision qui serait lourde de conséquences dans le vestiaire merengue.
Le climat s’alourdit à Madrid. Certains dirigeants reprochent au Brésilien d’avoir “trop pris la grosse tête” et rappellent ses récentes exigences salariales, ainsi que ses allusions à un départ vers l’Arabie saoudite.
Entre un président excédé, un entraîneur blessé dans son autorité et une star frustrée, le Real Madrid entre dans une zone de turbulences. Tout le monde attend désormais la conférence de presse d’Alonso vendredi.
👉 Une chose est sûre : le Clasico est terminé… mais la crise, elle, ne fait que commencer. ⚡