La colère des supporters portugais est plus vive que jamais après l’expulsion de Cristiano Ronaldo lors de la défaite humiliante 0-2 face à l’Irlande. Un moment d’égarement, une gifle apparemment anodine, mais suffisant pour déclencher une véritable tempête de colère à travers le pays. Et cette fois, celui qui en fait les frais n’est autre que la légende elle-même, autrefois considérée comme intouchable.
Ronaldo, qui avait échappé à toute sanction après avoir giflé Dara O’Shea en 2021, est retombé dans le piège du même adversaire. Mais contrairement au passé, ce faux pas survient au crépuscule de sa carrière, alors qu’il rêve d’une dernière Coupe du Monde sous le maillot national. La pression, l’âge, les attentes et la crise générale que traverse l’équipe semblent se combiner en un tourbillon, affectant profondément la psychologie de CR7 et le rendant incapable de se maîtriser au moment où le Portugal doit être au meilleur de sa forme. Résultat : un carton rouge direct, une défaite humiliante et un séisme critique sans précédent.

Dès le coup de sifflet final de l’arbitre, les réseaux sociaux et les forums portugais se sont enflammés. L’atmosphère pesante s’est propagée à une vitesse fulgurante. Personne ne cherchait à se justifier, personne ne rappelait ses exploits passés. Toute la colère s’est abattue sur Ronaldo, sans la moindre pitié. Certains supporters ont même exprimé leur soulagement lorsqu’il a été suspendu pour le match crucial contre l’Arménie, affirmant sans ambages que c’était une « aubaine » pour que l’équipe ne soit pas handicapée par « le fardeau qu’est CR7 ».
Sur A Bola, une avalanche de commentaires, empreints d’une indignation glaçante, a déferlé. On se moquait de Ronaldo, le traitant de « clown en fin de carrière », de « quelqu’un qui détruit ce qu’il a construit ». On l’accusait de « ne pas courir, ne pas dribbler, ne pas tirer, ne pas contribuer – complètement inutile ». Certains écrivaient même : « Enfin, le Portugal jouera à 11, les chances de gagner contre l’Arménie augmenteront considérablement. »
Les critiques ont viré au sarcasme cruel : « Pour la première fois depuis des années, je peux regarder du football en paix, car Ronaldo ne joue pas.» Ou encore : « Celui qui sait partir restera à jamais dans les mémoires. Les autres s’accrochent jusqu’à s’en rendre malheureux.»
Le plus douloureux, c’est la froideur de ceux qui l’ont jadis porté au sommet, qui ont vibré à ses buts, et qui aujourd’hui lui tournent le dos et le considèrent comme le plus gros problème de l’équipe.
De plus grande icône de l’histoire du football portugais, Ronaldo est soudainement devenu la cible de la colère de cette même communauté qui le considérait comme la fierté nationale. Et à l’approche de la Coupe du Monde 2026, une question lancinante se transforme peu à peu en une véritable angoisse :
Le Portugal souhaite-t-il encore voir Cristiano Ronaldo lors de cette ultime campagne ?
Ou son règne s’est-il achevé de façon amère, brutale et irrémédiable ?