Dans la soirée où le Portugal a écrasé l’Arménie 9–1 pour valider officiellement son billet vers la Coupe du monde 2026, une question revenait sans cesse sur les réseaux sociaux : comment réagirait Cristiano Ronaldo, absent du match, face à un résultat aussi spectaculaire ?
Et la réponse, finalement, a été bien plus douce, plus nuancée, presque apaisée… loin des interprétations dramatiques qui circulaient dès le coup de sifflet final.

Suspendu après son carton rouge contre l’Irlande, Ronaldo devait suivre la rencontre depuis l’extérieur du groupe. Fernando Santos — qui avait déjà anticipé cette situation — avait insisté avant le match sur le fait que « l’équipe doit être capable de gagner avec ou sans Cristiano, c’est la normalité des compétitions longues ». Et ce soir-là, sur la pelouse du Dragão, les joueurs portugais ont fait exactement cela : assumer, briller, et terminer le travail.
Bruno Fernandes, replacé dans un rôle plus libre, a offert une prestation exceptionnelle. Deux penalties transformés avec sang-froid, un troisième but sur une action parfaitement construite, et une présence permanente dans la création du jeu. Le milieu de terrain de Manchester United a paru flotter au-dessus de la rencontre, comme libéré. « J’ai fait ce que l’équipe avait besoin. Cristiano nous manque toujours, mais on doit avancer », a-t-il déclaré modestement après le match.

À ses côtés, le jeune João Neves a signé un triplé plein d’énergie et d’audace, confirmant le statut de pépite dont tout le pays parle depuis des mois. « Il m’a rappelé mes premières années en Seleção », confiera plus tard un ancien international portugais, impressionné par la maturité du joueur de Benfica. Bernardo Silva, quant à lui, a guidé l’équipe avec une intelligence rare, orientant chaque phase offensive comme un métronome.
Lorsque le neuvième but est entré, le Dragão s’est soulevé comme si le Portugal venait de vivre un instant d’histoire — ce qui n’était pas loin d’être vrai. Une victoire de cette ampleur, dans un match décisif, sans leur capitaine emblématique… tout cela avait un parfum particulier.
Et c’est précisément ce moment qui a attiré l’attention sur Ronaldo. De nombreux supporters scrutaient déjà les réseaux sociaux, s’attendant à une réaction forte, peut-être une pique, peut-être une émotion visible, dans un sens ou dans l’autre. Mais ce qui est arrivé a surpris tout le monde par sa simplicité.
Quelques minutes après la qualification, Cristiano Ronaldo a publié une photo de lui entouré de ses coéquipiers, accompagnée d’un message court, humble et presque tendre :
« Nous serons au Mondial. En avant, Portugal ! »
Pas de tension, pas de sous-entendu, pas de frustration apparente. Au contraire, une manière de rappeler que son absence, aussi regrettable soit-elle, ne changeait pas son rôle de leader affectif dans cette équipe.
Selon une source proche du staff, Ronaldo aurait regardé le match en compagnie de plusieurs membres de son entourage sportif, observant avec attention les prestations individuelles de chaque joueur. « Il a eu un moment de silence quand il a entendu le score, mais pas de colère ni de jalousie. C’était plutôt un mélange d’étonnement et de fierté », explique cette même source.

Le capitaine aurait même envoyé un message privé à Bruno Fernandes pour le féliciter de son triplé et de son rôle central dans la qualification. « Ce soir, c’était ton match », lui aurait-il écrit, selon des informations relayées par la presse portugaise. Un geste simple mais significatif, révélateur d’une relation plus apaisée qu’on ne le croit parfois entre les deux stars.
Du côté de la Fédération portugaise, on insiste également sur l’importance du collectif. « Cristiano reste notre leader naturel, mais nous avons besoin de tous », a affirmé un membre de la direction sportive. « Ce 9–1 n’est pas un message contre lui, c’est un message au monde : le Portugal a de la profondeur. »
Et dans cette soirée étrange, où la présence du capitaine manquait autant qu’elle se faisait sentir, l’équipe a trouvé une façon de grandir. Une victoire écrasante, un billet pour la Coupe du monde en poche, une génération mélangeant expérience et jeunesse… et un Cristiano Ronaldo qui, malgré la distance, continue d’être le visage émotionnel de la Seleção.
Peut-être que la plus grande leçon de cette nuit vient justement de sa réaction. Pas un cri, pas un reproche, pas une ombre d’ego. Juste un message sobre, chaleureux, qui ressemble à un passage de relais temporaire — sans jamais renoncer à son rôle.
Le Portugal ira au Mondial 2026.
Et Cristiano Ronaldo, suspendu ce soir-là mais plus présent que jamais dans l’esprit de ses compatriotes, semble prêt à y écrire un nouveau chapitre.