Une déclaration — et tout explose. Alors que Hansi Flick fait toujours l’objet d’une procédure de suspension, Thiago Alcântara, promu entraîneur par intérim pour le prochain El Clásico au Santiago Bernabéu, a mis le feu aux poudres lors de sa première conférence de presse en tant que chef d’orchestre provisoire. Le milieu devenu adjoint, vieil allié de Pep Guardiola et de Jürgen Klopp, n’a pas mâché ses mots : « Real Madrid ne sait que creuser dans son passé. Nous, au Barça, nous réécrirons l’histoire — et je compte les écraser. »

Ces paroles, lancées sur un ton confiant, ont instantanément déclenché une onde de choc. À Madrid, l’indignation gronde. Des cadres du Real ont qualifié l’attaque verbale de « provocatrice et déplacée », tandis que des supporters madrilènes ont inondé les réseaux sociaux de messages appelant au respect. Du côté catalan, une partie du public s’est enflammée, saluant la personnalité affirmée de Thiago — d’autres voix appellent pourtant à la retenue, craignant que la surenchère verbale ne se transforme en distraction dangereuse avant un match capital.

Sportivement, la nomination de Thiago est loin d’être anecdotique. L’ex-joueur, formé au Barça puis passé par le Bayern et Liverpool, est réputé pour son intelligence tactique et sa vision du jeu. En relief, son style prône la possession et la maîtrise du tempo — autant d’éléments pensés pour déstabiliser un Real parfois jugé rugueux et direct. Mais peut-on remodeler une équipe pour un seul rendez-vous ? Les observateurs doutent : Alonso et son staff ont bâti un collectif solide, et le Real reste invaincu dans plusieurs compétitions cette saison.

Sur le plan institutionnel, la FEF et la Liga suivent de près. Certains plaident pour qu’une mise au point soit faite afin d’éviter toute escalade verbale entre deux clubs déjà sous haute tension médiatique. Pour l’heure, Thiago assume : il revendique la provocation comme stratégie psychologique. « Les mots font partie du match », a-t-il ajouté, tempérant son propos en rappelant le respect qu’il porte à l’histoire madridista.
Le Bernabéu, lui, retient son souffle : la confrontation sportive est désormais doublée d’un affrontement psychologique. Dans quelques jours, la vérité tombera sur la pelouse — et que gagne-t-on avec des mots aussi lourds ? Peut-être une victoire, peut-être une polémique. Une chose est certaine : le Clásico vient de changer de dimension.