L’un des épisodes les plus choquants du football européen vient de se terminer. Après des semaines de tension, des négociations qui ont duré toute la nuit et une forte pression de l’opinion publique, le Real Madrid a finalement dû accepter des concessions de la part d’Endrick, la jeune star autrefois considérée comme « l’avenir du Bernabéu ».

Selon des informations exclusives d’AS et d’El Confidencial, l’accord final a été signé tôt ce matin : Endrick rejoindra l’Olympique Lyonnais pour un prêt de 18 mois. Lyon versera une indemnité de 800 000 euros, tandis que le Real Madrid prendra en charge la majeure partie du salaire du Brésilien. Cet accord est le fruit de négociations tendues entre les représentants d’Endrick et le président Florentino Pérez, qui aurait été « contraint de céder » pour éviter un procès qui nuirait à l’image du club.
La crise a débuté lorsqu’Endrick a porté plainte contre le Real Madrid auprès de la FIFA et de la RFEF, accusant le club de « violation de la clause de formation des jeunes » clairement stipulée dans le contrat signé en juillet 2024. Selon cet accord, le Real est tenu de lui garantir au moins 30 % des matchs de la saison, ou de créer les conditions d’un prêt pour poursuivre sa progression. Or, après près d’une demi-saison, Endrick n’a joué que 47 minutes, principalement lors de matchs sans enjeu.
Les médias espagnols ont rapporté que le match nul décevant contre le Rayo Vallecano a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Lors de la réunion interne d’après-match, Endrick s’est confronté directement à l’entraîneur Xabi Alonso et lui a lancé sans ambages :
« Si je n’ai jamais ma chance, à quoi bon être ici ? »
L’atmosphère dans le vestiaire s’est tendue et la relation entre le joueur brésilien et le staff technique s’est irrémédiablement détériorée.
Les représentants d’Endrick affirment que le Real Madrid « a instrumentalisé son image à des fins médiatiques » au détriment de sa progression. Dans sa plainte, son avocat a invoqué l’article 17 du Règlement des transferts de la FIFA, qui autorise un joueur à résilier unilatéralement son contrat si le club ne respecte pas ses obligations de formation avant sa majorité.
Sous la pression juridique et médiatique, Florentino Pérez a été contraint d’opter pour la « résolution honorable ». Malgré sa colère, il n’a pu nier les erreurs commises dans la gestion de ce dossier, d’autant plus que de nombreux grands quotidiens comme Marca et El País ont critiqué le traitement réservé aux jeunes joueurs par le Real Madrid. De son côté, Xabi Alonso a répondu calmement :
« Chaque joueur a sa chance s’il la mérite.»
Selon plusieurs sources, le PSG et Manchester City ont tous deux manifesté un intérêt sérieux pour Endrick, mais le jeune homme de 18 ans a choisi l’Olympique Lyonnais, estimant qu’il s’agit de l’environnement idéal pour jouer régulièrement et retrouver sa forme et sa réputation.
Ce transfert, bien qu’il ait permis au Real Madrid d’« échapper temporairement au danger », a eu des conséquences imprévisibles. Le fait qu’un club doive prendre en charge une partie du salaire d’un joueur parti est perçu comme un grave échec de la stratégie de formation des jeunes dont Pérez était si fier. Pire encore, cet incident pourrait créer un dangereux précédent juridique dans le football européen, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre les clubs de jeunes joueurs maintenus trop longtemps sur le banc.
D’un symbole d’avenir à l’instigateur d’une tempête juridique, Endrick a quitté le Bernabéu le cœur lourd, tandis que le Real Madrid, « temple des jeunes talents », est désormais plongé dans le silence après une profonde rupture difficile à panser.