Alors que les médias européens s’attardent sur l’intérêt du FC Barcelone pour Martin Ødegaard, une information bien plus surprenante est tenue secrète : le Barça ne voit pas en Ødegaard un « sauveur de superstar », mais met en œuvre un plan à deux volets pour recréer la structure de contrôle du ballon instaurée à La Masia. Selon plusieurs sources, Ødegaard reste la priorité absolue, mais pas la seule : il est simplement le cerveau d’un nouveau système, et non celui qui portera l’ensemble du projet.


Le Barça voit en Ødegaard une version atypique du « chef d’orchestre contemporain » : non seulement un passeur créatif, mais aussi un meneur de jeu au pressing, un régulateur d’ambiance et un rythmique, dans un style très proche de celui de Xavi à son apogée. Un détail notable : Ødegaard a exprimé son admiration pour le Barça depuis son passage au Real Madrid Castilla, et son idole de toujours était Iniesta. De quoi convaincre Laporta que « s’il y a bien une star capable de s’intégrer à l’ADN du Barça, c’est Ødegaard ».

Cependant, le Barça sait pertinemment qu’un seul Ødegaard ne suffira pas à faire renaître le tiki-taka. C’est pourquoi la nouvelle stratégie du club consiste non pas à dépenser 100 millions pour une star, mais pour acquérir un véritable meneur de jeu, puis à y ajouter un second milieu de terrain adapté, afin de répartir le rythme, les responsabilités et la créativité. Ce plan vise à éviter le scénario catastrophe de « l’ère Messi 2.0 », où un génie devient l’unique source d’inspiration.
Le plus surprenant : au sein du Barça, certains pensent qu’Ødegaard n’a pas été recruté pour encadrer Yamal, mais pour créer une dynamique tactique qui permettra à Yamal de devenir un leader naturel d’ici deux ou trois ans. Autrement dit, le Barça n’a pas acheté Ødegaard pour le présent, mais pour l’avenir de Yamal. Si le transfert se concrétise, le Barça possédera non seulement un meneur de jeu de 25 ans au sommet de sa forme, mais offrira également à Lamine Yamal les clés d’une nouvelle maîtrise du ballon. Et c’est cette « révolution silencieuse » que l’Europe n’a pas encore perçue.