La tempête au Real Madrid est hors de contrôle. Bien qu’en apparence toutes les déclarations soient « pesées » pour éviter d’envenimer la situation, de nombreuses sources internes confirment que la relation entre Vinicius Junior et l’entraîneur Xabi Alonso est bel et bien rompue. Le président Florentino Pérez a été contraint à la prudence, organisant une réunion à huis clos entre les deux parties pour tenter de calmer les esprits. L’issue de cette réunion semble avoir été l’étape finale vers une réalité : le départ de Vinicius était inévitable.

Selon El País, Vinicius se sent étouffé par le football propre et contrôlé, ainsi que par la discipline de fer prônée par Alonso. L’attaquant brésilien estime que le système actuel bride la créativité, élément qui a fait sa marque au Bernabéu. Après la défaite 0-1 face à Liverpool en Ligue des Champions, il s’est refusé à critiquer les tactiques « trop prudentes » d’Alonso dans le vestiaire. Bien que tous deux soient apparus devant les médias avec des sourires amicaux par la suite, chacun comprenait que cette relation ne pouvait être analysée en profondeur.
Une source fiable et constante s’est depuis longtemps imposée. ESPN a révélé qu’en demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA en juillet, Alonso avait prévu de laisser Vinicius sur le banc contre le PSG. La présence de Trent Alexander-Arnold en Espagne a retardé ce plan. Alonso souhaite bâtir un Real discipliné, et Vinicius incarne l’instinct et l’autonomie.
Le point culminant fut le Clásico fin octobre. Lorsque le tableau d’affichage a indiqué le nom de Rodrygo comme remplaçant, Vinicius a jeté le brassard de capitaine au sol, a hurlé de colère et a couru dans le tunnel. Les médias l’ont entendu dire : « C’est toujours moi ! Je quitte cette équipe. »
Pérez l’a compris. Il ne voulait pas que le scandale prenne trop d’ampleur en pleine saison, alors que le Real était encore en tête de la Liga. Une réunion à huis clos a donc été immédiatement convoquée. Alonso, Vinicius et la direction du club se sont réunis. Pérez a insisté sur la nécessité de « préserver l’image du club à tout prix », sans toutefois contraindre Vinicius à rester. Selon des sources de Cadena SER, le président du Real Madrid a autorisé Vinicius à prendre sa retraite à la fin de la saison, en reconnaissance de son travail et de son influence au fil des années.
Quant à Alonso, il a clairement exposé ses raisons : un Real Madrid dont la tactique privilégie l’énergie et le travail physique plutôt que de s’appuyer sur des individualités. Vinicius, autrefois considéré comme le pilier de la génération post-Benzema, traverse la plus grande crise de sa carrière.
À l’extérieur, le Bernabéu brille toujours de mille feux. Mais derrière les déclarations diplomatiques se cache une crise interne difficile à dissimuler. Et peut-être que le départ de Vinicius du Real n’est plus une question de « si », mais de « quand » – car une fois la confiance brisée, toute tentative de la rétablir n’est qu’une formalité.