« ELLE N’EST PAS À MON NIVEAU POUR JOUER CONTRE MOI ». Par cette phrase sèche et provocatrice, Aryna Sabalenka a une nouvelle fois électrisé le monde du tennis féminin à la veille de la finale de l’Open d’Australie face à Elena Rybakina. Une déclaration qui n’a pas tardé à faire le tour des réseaux sociaux et des plateaux télévisés, tant elle tranche avec le discours habituellement plus mesuré adopté avant un match de cette importance.
Pour beaucoup, ces mots ne sont pas anodins : ils révèlent une stratégie assumée de domination mentale, une tentative claire d’imposer sa supériorité psychologique avant même le premier échange sur le court.

La réaction du public et des observateurs ne s’est pas fait attendre. De nombreux fans ont jugé ces propos arrogants, estimant qu’ils manquaient de respect à Elena Rybakina, une joueuse reconnue pour sa puissance, sa régularité et son sang-froid dans les grands rendez-vous. Sur les réseaux sociaux, certains ont rappelé que Rybakina avait déjà prouvé par le passé qu’elle pouvait battre Sabalenka dans des matchs à haute intensité. D’autres, en revanche, ont défendu la Biélorusse, soulignant que le tennis de haut niveau est aussi une guerre mentale où chaque mot compte autant que chaque coup droit.
Pour les spécialistes, cette sortie médiatique s’inscrit parfaitement dans le style Sabalenka. La numéro une mondiale n’a jamais caché son goût pour les déclarations fortes, parfois borderline, qui visent à déstabiliser ses adversaires. « Je sais ce que je fais », aurait-elle confié à son entourage selon plusieurs sources proches du circuit. « Si elle doute une seule seconde, j’ai déjà gagné quelque chose avant même d’entrer sur le court. » Une approche qui divise, mais qui a souvent porté ses fruits dans les tournois majeurs.
Elena Rybakina, de son côté, est restée fidèle à sa réputation de joueuse discrète et imperturbable. Interrogée sur les propos de Sabalenka, elle aurait simplement répondu : « Je préfère parler avec ma raquette. Les mots ne gagnent pas les finales. » Une phrase courte, mais lourde de sens, qui a immédiatement séduit une partie du public. Beaucoup voient dans ce contraste de personnalités l’un des ingrédients majeurs de cette finale très attendue : l’exubérance et la provocation face au calme et à la précision chirurgicale.
Cette rivalité prend une dimension particulière à l’Open d’Australie, un tournoi où les deux joueuses ont déjà marqué les esprits. Sabalenka y a bâti une partie de sa légende grâce à sa puissance brute et son mental d’acier, tandis que Rybakina s’y est imposée comme l’une des frappeuses les plus redoutables du circuit. Les statistiques montrent des confrontations souvent serrées, démentant l’idée d’un déséquilibre évident entre les deux championnes, malgré les déclarations tranchées de la Biélorusse.
Les anciens joueurs et consultants n’ont pas manqué de commenter l’affaire. Certains estiment que Sabalenka prend un risque inutile en attisant la colère et la motivation de son adversaire. « Quand vous dites à une joueuse de ce niveau qu’elle n’est pas à votre hauteur, vous lui donnez une raison supplémentaire de se dépasser », a expliqué un ex-numéro un mondial sur une chaîne sportive européenne. D’autres pensent au contraire que cette pression médiatique peut peser davantage sur Rybakina, moins habituée à ce type de tempête émotionnelle avant une finale du Grand Chelem.
Au-delà du duel individuel, cette polémique relance le débat sur la place du trash-talking dans le tennis féminin. Longtemps considéré comme un sport d’élégance et de retenue, le circuit WTA évolue vers une exposition médiatique plus intense, où les déclarations choc deviennent un outil de communication à part entière. Sabalenka incarne parfaitement cette nouvelle ère, où la personnalité, l’attitude et le storytelling comptent presque autant que les résultats bruts sur le court.
Sur le plan mental, la finale s’annonce donc comme un véritable bras de fer. Sabalenka cherchera à imposer son rythme dès les premiers jeux, avec l’objectif clair de confirmer ses paroles par des actes. « Je veux montrer que ce que j’ai dit est vrai », aurait-elle glissé lors d’un entraînement ouvert à la presse. Rybakina, quant à elle, abordera le match avec la ferme intention de faire mentir ces déclarations, en s’appuyant sur son service dévastateur et sa capacité à rester froide dans les moments clés.
Quoi qu’il arrive, cette sortie médiatique a déjà réussi une chose : transformer une finale de Grand Chelem en un événement encore plus explosif. Les billets se sont arrachés, l’audience télévisée s’annonce record, et chaque point sera scruté à la lumière de cette phrase devenue virale. Si Sabalenka l’emporte, ses mots seront vus comme une démonstration de confiance absolue. En cas de défaite, ils risquent de la poursuivre longtemps comme l’exemple parfait d’une provocation qui se retourne contre son auteur.
Dans un sport où la frontière entre assurance et arrogance est parfois extrêmement fine, Aryna Sabalenka a clairement choisi son camp. En déclarant qu’Elena Rybakina n’était « pas à son niveau », elle a mis une pression immense sur ses propres épaules. Car désormais, seule la victoire pourra justifier une telle affirmation. Et c’est précisément ce qui rend cette finale de l’Open d’Australie si fascinante : au-delà du trophée, c’est toute une bataille d’ego, de mental et de crédibilité qui se jouera sous les yeux du monde entier.