La polémique enfle après la large victoire du FC Barcelone face à l’Olympiakos (6–1) au stade Montjuïc. Si Fermin López a signé le premier triplé de sa carrière et Marcus Rashford a confirmé sa grande forme européenne, c’est bien le VAR – et surtout une décision arbitrale controversée – qui se retrouve au centre du cyclone.

Tout a basculé à la 57e minute.
L’Olympiakos, revenu à 1–2 grâce à un penalty transformé par Ayoub El Kaabi, semblait relancé. Mais trois minutes plus tard, Santiago Hezze a écopé d’un deuxième carton jaune pour une faute jugée “imprudente” sur Marc Casado. Les ralentis montrent pourtant que le milieu argentin effleure à peine le joueur catalan. La décision, immédiate et sans recours, a changé le visage du match.
Sur les bancs, le staff grec explose. José Luis Mendilibar, furieux, hurle en direction du quatrième arbitre avant d’être rappelé à l’ordre. Les joueurs d’Olympiakos encerclent brièvement l’arbitre principal, M. Stieler, exigeant une révision vidéo. Mais le VAR ne bronche pas. Aucune vérification officielle n’est signalée sur l’écran du stade. Un silence lourd qui a fait exploser les réseaux sociaux.
Sur X (ancien Twitter), les messages s’enchaînent :
“Le VAR disparaît quand le Barça joue ?”
“Une honte absolue pour la compétition.”
“Ce rouge a tué le match. Scandale !”
Plusieurs anciens arbitres espagnols, invités sur El Chiringuito, ont aussi réagi. Eduardo Iturralde González a estimé que “la faute ne mérite même pas un avertissement, encore moins une expulsion”. Son confrère Mateu Lahoz a ajouté : “Le VAR devait intervenir. C’est une erreur claire qui modifie le résultat final.”
Depuis, l’UEFA est sous pression. Selon Sport.es, un rapport interne a été ouvert pour examiner la communication entre l’arbitre central et la cabine VAR, dirigée par le Néerlandais Pol van Boekel. Des sanctions pourraient être envisagées si une “mauvaise application du protocole d’assistance vidéo” est confirmée. Le média grec Gazetta.gr parle même d’une “plainte officielle imminente” de la part d’Olympiakos.
Sportivement, la sanction a eu un effet dévastateur. Réduits à dix, les Grecs ont sombré. Fermin López, déchaîné, a inscrit deux nouveaux buts en l’espace de cinq minutes. Yamal a transformé un penalty généreux, avant que Rashford ne conclue la soirée avec une frappe limpide en lucarne. En onze minutes, Barcelone est passé d’un fragile 2–1 à un impitoyable 6–1.
Mais derrière la fête blaugrana, la suspicion plane. Des supporters neutres évoquent une “impression de deux poids, deux mesures” dans les décisions arbitrales de cette édition de la Ligue des champions. L’Olympiakos, qui jouait encore la qualification, pourrait perdre bien plus que trois points : le moral, la confiance, et l’image d’un club “respecté”.
Les journaux catalans, eux, tentent d’apaiser. Mundo Deportivo titre “Le Barça impitoyable, mais juste”. Sport parle d’une “victoire méritée malgré les polémiques”. Pourtant, même dans les rues de Barcelone, certains fans reconnaissent à demi-mot que “le rouge a tout changé”.

“Si le VAR entre en jeu, on finit à 11 contre 11, et peut-être qu’on ne gagne pas 6–1”, a glissé un supporter à la sortie du stade. Une phrase anodine, mais lourde de sens.
Dans les prochaines heures, l’UEFA devrait publier une note officielle sur l’incident. D’après nos informations, la commission d’arbitrage pourrait suspendre temporairement l’équipe VAR de ce match, le temps d’un “réexamen complet du protocole”.
Une chose est sûre : cette nuit-là, Barcelone a gagné… mais le VAR, lui, a tout perdu.
Et l’ombre de cette “erreur” risque de planer longtemps sur cette édition de la Ligue des champions.
💣 “Ce n’est pas seulement une erreur de jugement, c’est une erreur de confiance”, titrait L’Équipe ce matin. Une phrase qui résume parfaitement le sentiment général.
Le football, une fois de plus, s’est retrouvé à la merci d’un écran figé.