Le calme apparent du Real Madrid a volé en éclats. Selon le journaliste d’investigation Romain Molina, une tension grandissante secouerait le vestiaire merengue : plusieurs joueurs brésiliens seraient irrités par le traitement privilégié réservé au jeune Franco Mastantuono, la pépite argentine de 18 ans arrivée l’été dernier.

Malgré son âge et une adaptation encore incomplète, Mastantuono a disputé neuf matches depuis le début de la saison. Une confiance totale accordée par Xabi Alonso, qui le considère comme un élément-clé de sa nouvelle approche tactique. Mais derrière cette décision sportive se cacherait une mésentente interne : “Certains Brésiliens du Real Madrid n’apprécient pas de le voir jouer autant”, a révélé Molina sans citer de noms.

Les spéculations vont bon train. Les regards se tournent naturellement vers Vinicius Jr, Rodrygo ou encore le jeune Endrick, tous évoluant dans la même zone offensive. Pour eux, la montée en puissance rapide du prodige argentin remet en cause leur temps de jeu et, surtout, leur statut au sein du projet madrilène.

Le problème, c’est que les performances de Mastantuono n’ont pas encore convaincu. Avec seulement un but et une passe décisive, le joueur peine à justifier la confiance que lui accorde Alonso. Pire encore, son attitude sur le banc – visible frustration lorsqu’il est remplacé – aurait accentué la gêne chez certains cadres du vestiaire.
En coulisses, Xabi Alonso tente de désamorcer la situation. L’entraîneur madrilène aurait réuni plusieurs leaders du groupe pour rappeler la priorité du collectif sur les egos individuels. Mais la blessure récente de Mastantuono, une gêne au pubis, pourrait ralentir temporairement les tensions… ou au contraire, rallumer le débat lorsqu’il retrouvera la compétition.
L’affaire Mastantuono met en lumière un défi majeur pour Alonso : gérer la transition entre les stars brésiliennes et la nouvelle génération sans briser l’équilibre fragile du vestiaire. Une mission délicate, alors que le Real Madrid rêve toujours de dominer l’Europe, mais voit ses coulisses s’embraser.