La tension monte au Real Madrid, et le calme apparent n’est qu’une illusion. Alors que les critiques s’accumulent sur la gestion du jeune Endrick, resté sans la moindre minute de jeu depuis le début de la saison, Xabi Alonso a enfin pris la parole pour éteindre l’incendie. Mais au lieu de ramener la sérénité, ses mots semblent avoir rallumé la flamme du mécontentement.

Interrogé par TNT Sports Brasil après la victoire du Real contre la Juventus (1–0), l’entraîneur espagnol a tenté de justifier ses choix :

“Je comprends la frustration d’Endrick. C’est un jeune joueur ambitieux, mais ici, la concurrence est féroce. Il doit être prêt quand son moment viendra, car au Real Madrid, les opportunités se gagnent, elles ne se demandent pas.”
Une déclaration mesurée, mais qui n’a pas suffi à calmer les supporters brésiliens ni l’entourage du joueur. Quelques heures plus tard, le père d’Endrick, Douglas Ramos, a répliqué depuis São Paulo dans une interview accordée à Globo Esporte :
“Mon fils ne veut pas être un spectateur éternel. Il a quitté le Brésil pour jouer, pas pour attendre indéfiniment.”
Une phrase lourde de sens, perçue à Madrid comme un message de défiance envers Alonso.
Derrière les rideaux du Valdebebas, la situation est délicate. Endrick, 19 ans, est arrivé avec l’étiquette de “joyau du futur”, mais la hiérarchie actuelle — dominée par Mbappé, Vinícius et Rodrygo — ne lui laisse aucun espace. Sa frustration grandit, et selon Fabrizio Romano, plusieurs clubs européens, dont Manchester United, l’Olympique de Marseille et la Real Sociedad, ont déjà contacté son agent pour un prêt dès janvier.
Pour l’instant, la direction madrilène temporise. Florentino Pérez ne veut pas d’un départ précipité, conscient du potentiel immense du joueur. Mais dans le vestiaire, certains craignent que cette situation n’affecte le moral du groupe.
Un membre du staff résume l’ambiance :
“Alonso veut protéger Endrick, mais le gamin brûle de jouer. C’est une bombe à retardement.”
À mesure que le Clasico approche, tous les regards se tournent vers le banc du Real. Si Endrick reste encore une fois sans jouer, la patience pourrait se transformer en rupture.
Le message d’Alonso était censé apaiser la tempête. Au lieu de cela, le Bernabéu retient son souffle : la foudre pourrait bien tomber à tout moment.
