Le Real Madrid vient de s’imposer 1-0 face à la Juventus en Ligue des champions, mais derrière ce score apparemment parfait se cache une série de problèmes qui plongent Xabi Alonso dans un état de désorientation. Dans quelques jours, le Real disputera son premier Clasico de la saison, et ce qu’il a montré face à la Juventus a suscité plus d’inquiétude que jamais auprès des supporters.
Au lieu de conserver son habituel 4-2-3-1, Xabi Alonso a soudainement expérimenté le 4-4-2. Il souhaite en effet exploiter au maximum ses stars comme Mbappé, Bellingham, Vinicius, Valverde et Arda Güler. Mais cette ambition a rendu le système du Real Madrid chaotique. Les joueurs se marchent sur les pieds, les postes se chevauchent et la connexion est quasiment inexistante en attaque.
Bellingham a été placé trop haut, jouant à côté de Mbappé, qui n’avait quasiment aucun partenaire compatible. Vinicius a perdu le contact avec Carreras, tandis que Valverde a été repoussé sur l’aile gauche, ce qui n’était pas son fort. De ce fait, le Real Madrid a eu beaucoup de possession, mais ses attaques étaient décousues, principalement par passes latérales et en retrait.
Le seul but de Bellingham est venu d’une frappe chanceuse après que Vinicius ait touché le poteau – et non d’une action bien coordonnée. Le Real a eu 28 tirs au but sur l’ensemble du match, mais seulement 2 occasions franches. Un chiffre alarmant pour une équipe composée de superstars offensives de classe mondiale.
Au-delà de l’attaque, la défense du Real a également été entraînée dans une spirale d’instabilité. Dès que les attaquants ont perdu le ballon, la défense s’est immédiatement retrouvée en position dangereuse. Le déséquilibre de l’effectif a poussé Courtois à effectuer de nombreux arrêts en « 4 contre 1 ».
Le problème d’Alonso réside également dans le manque de joueurs en défense. Si Raul Asencio est gravement blessé, il sera contraint de déplacer Tchouameni en défense centrale – une option risquée. Pendant ce temps, Carreras a constamment été dominé et sera très certainement un point faible s’il doit affronter Lamine Yamal contre Barcelone.
La victoire contre la Juventus ne doit pas occulter le manque de direction claire du Real Madrid sous la direction de Xabi Alonso. L’expérimentation constante a déstabilisé l’équipe, et les joueurs semblent ne pas savoir où jouer.
Le Clasico approche, le plus grand test pour Alonso depuis son arrivée au Real Madrid. S’il ne trouve pas rapidement son équilibre et son système de jeu adéquat, son règne au Bernabéu pourrait débuter par une chute douloureuse.